Asie, Voyages

J-7 avant le Japon

Plus qu’une semaine et c’est le grand jour: nous partons 2 mois pour le Japon! Nous avons choisi deux villes où nous allons rester un mois: Osaka et Tokyo.

Ça fait quelques personnes à qui nous le disons et dans une large majorité la réaction est: « Pourquoi le Japon ? ».
Suivi de très près par « Pourquoi 2 mois ? » et « Qu’est-ce que vous allez faire là-bas tout ce temps ? ».

Mais alors en fait: pourquoi le Japon ?

La réponse abrégée que je donne c’est: « Pourquoi pas? ». Frustrant mais valide. Après tout, qui n’a pas envie d’aller au Japon? On peut y trouver:

  • une des meilleures cuisines du monde
  • des mangas
  • des sources d’eau chaude/bains publics
  • le shinkansen
  • des katanas
  • le mont Fuji
  • etc..

Il faut dire que pour l’instant tous les pays que j’ai visités se trouvent en Occident alors, mince, l’Orient m’attire! Et puis on a également une ou deux connaissances à qui rendre visite, au Japon… (Oui, j’aurais pu commencer par là). Quoi de mieux que découvrir un pays guidé par des locaux ?

La preuve que j’ai grandi avec la culture japonaise! (Spécial dédicace à Shiryû, j’espère qu’il se reconnaîtra dès qu’il saura lire)

Et pourquoi 2 mois ?

L’année dernière, alors que je sirotais une bonne Dodo au pays, m’est venue soudainement une réflexion sur les voyages, ou plutôt sur la façon de voyager des gens.
Ce que les gens appellent voyage de nos jours, c’est pour la grande majorité trois semaines maximum par an pour effectuer au pas de course un circuit millimétré et optimisé afin de « visiter » le plus d’endroits incontournables. Le reste de l’année servant à travailler pour financer le dit « voyage ».

En fait voyage = tourisme. De manière croissante, et relativement récente dans l’histoire de l’humanité, le voyage s’est industrialisé, et il est maintenant vendu comme produit, de la même manière qu’on vendrait un bien de consommation. On se rend à un endroit carte postale, on prend une photo, check! on l’a fait, un de moins sur la liste.

Mais comment les gens faisaient, avant le tourisme de masse ?

Avant, on ne prenait pas l’avion, on prenait le bateau. Avant, on ne partait pas des semaines, on partait des mois, voire des années. Il y a une différence fondamentale entre travailler pour voyager et voyager pour travailler. Pour étudier. Pour s’éduquer. Pour faire des rencontres.

Voyager sans rencontrer l’autre, ce n’est pas voyager, c’est se déplacer Alexandra David Neel

Alors certes tout cela a un coût, et dire qu’on part pour 2 mois et non pas 3 semaines ça implique de re-définir toutes les règles, et pas seulement au niveau finances. Ce qui va me permettre de répondre à la question suivante:

Qu’est-ce que vous allez faire pendant ces 2 mois ?

Lily a déjà fait le choix de travailler à son compte il y a quelques années, dans un domaine complètement saisonnier, ce qui l’impose d’être physiquement présente en France durant les mois d’été. Le reste de l’année, elle peut en théorie travailler de n’importe où tant qu’il y a une connexion internet.

Pour ma part, j’ai la chance (et aussi un peu par choix, quand même), d’avoir les compétences pour créer des applications mobiles. Et les idées ne manquent pas, alors j’ai décidé de prendre du temps de mon « vrai » travail pour me consacrer à mon projet principal, que je vous dévoilerai en temps et en heure. C’est à cause de ce « vrai » travail, où je suis employé en tant que développeur, que l’on part 2 mois et pas non plus 6: j’ai gardé tous mes congés 2018 pour faire ce voyage!

Donc en fait vous allez travailler au lieu de visiter?!

On va faire les deux, mais surtout travailler.

Ce voyage est assez expérimental, dans le sens où c’est la première fois pour tous les deux qu’on essaye d’adopter un rythme de vie à l’étranger qui au final se rapproche de notre quotidien chez nous en France.

L’idée est de faire une semaine de travail « standard », à savoir 5 jours de boulot suivis de 2 jours de repos. Si on fait la liste des différences par rapport à cette même semaine standard, en France, nous avons:

  • Le logement. Pour amortir les frais au Japon, nous avons dû nous tourner vers l’option share house. J’y reviens plus en détails dans notre article sur notre budget.
  • Le lieu de travail. Pas de bureau à nous au Japon, évidemment. Le plan est d’aller dans des cafés/restau style Starbucks, avec des prises électriques, une connexion internet et des tables/fauteuils confortables, afin d’y consommer le moins possible tout en pouvant travailler toute la journée.
  • Les déplacements. Ce sera un poste de dépense majeur puisqu’en France nous avons relativement peu de frais de ce côté là. Comme mentionné au point numéro 1, si on trouve un coin sympa qui répond à tous nos critères, il n’est pas exclu qu’on  y retourne régulièrement. Encore mieux si c’est à pied!
  • Les repas. En France si on veut économiser, on fait tous les repas nous-mêmes et pour le midi on emmène sa gamelle au bureau. Ou pour les plus chanceux, on rentre chez soi. En share house, difficile de faire comme à la maison. Heureusement, d’après tout ce qu’on peut lire partout, le coût de la nourriture est moindre au Japon, donc on compte un peu là dessus pour ne pas non plus exploser notre budget. En plus on tient absolument à goûter le plus possible à la gastronomie nippone🍣
  • Les sorties. C’est là qu’on profite à fond d’être dans un pays où tout est à découvrir! Le soir et le week-end, pas besoin d’aller trop loin pour trouver des choses nouvelles à voir/manger/expérimenter: tout est nouveau!

Avez-vous un budget ?

Je pense que l’article « Notre budget pour le Japon » répond à cette question. Sinon, il y a un gros problème avec la ligne éditoriale de ce blog…

OK, mais j’ai encore une question🤔

Ravis que nos projets attisent la curiosité!

Nous adorons répondre à toutes vos questions, n’hésitez surtout pas à nous les poser, soit sur notre Instagram, soit par mail: contact@millionnairesvoyageurs.com. A très vite!

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