Asie, Voyages

Nous sommes à Kobe et nous venons tout juste de goûter au fameux bœuf

Quand je dis tout juste, c’est il y a moins d’une demi-heure, donc j’écris ces lignes en temps réel pour vous donner mes réactions à chaud.

Alex-san nous l’avait bien dit avant de venir ici: au Japon, il n’y a pas que des sushi! Mais avant d’en venir au vif sujet, mini bilan nourriture depuis le début de notre séjour.

Ce que nous avons vu de la cuisine japonaise, (ah, la bonne chère de Nippon!) se conjugue autour d’éléments récurrents finalement assez simples: riz, nouilles, viandes, friture et évidemment poisson. Assez peu de légumes, ou alors de manière très discrète. N’en déplaise aux hobbits, on ne va même pas parler du petit déjeuner, car je l’ai déjà suffisamment évoqué dans le précédent article sur notre quotidien à Osaka.

Au commencement de notre périple souvenez-vous il y avait un…

Izakaya

Mais si, le tout premier soir où nous sommes arrivés à Tokyo, nous sommes allés à un izakaya avec Alex-san et Ryo-san à Gotanda. L’izakaya, là où on commande des petites portions comme des tapas. Hé bien à Osaka, nous sommes retournés à un izakaya, sans le savoir, le midi. Et voici ce qu’on peut y manger, qui résume parfaitement tout la cuisine japonaise:

~¥900. Un parfait exemple de tout ce que j’ai cité: riz + nouilles (udon) + poisson + friture. Manque juste de la viande!

Takoyaki

Les takoyaki sont la spécialité d’Osaka, et malgré qu’on en trouve partout, nous n’en avons pas encore testé beaucoup. En fait, les seuls que l’on a testé étaient à la mayonnaise et ils ne nous ont pas tellement convaincu, trop mous et crémeux:

Takoyaki, takoyaki!
Motto, motto daisuki! ¥350 les 6

Mais on va bien entendu insister et en tester d’autres!

Okonomiyaki

Là encore je recycle une photo de l’izakaya de Tokyo, c’est là qu’on avait goûté la première fois à un okonomiyaki nippon. On en a mangé plus de fois que juste sur ces deux photos (notamment à Shinsekai pour ¥280), mais ce n’est pas évident quand on a faim de s’arrêter et prendre le cliché. En plus la caméra de mon téléphone est toujours morte…

Bande de nouilles

Ah les ramens… C’est la première claque que j’ai eu gustativement parlant, lorsque l’on était à Kyoto avec Alex-san et Miou-san, ils sont allés manger dans une petite gargote à ramens toute simple avec juste le patron et nous (c’était vers 17:00 mais selon Alex-sans ça n’a aucun rapport, il y a tout le temps du monde ici. Ç’pas faux). Alex m’a fait goûter la tranche de porc du sien, et mes amis, quel délice!

C’est bien pensé, cette habitude de mettre toujours au moins un soupçon de viande dans les ramens. Même ceux de gauche, les jaunes, en avaient. Mais alors le meilleur, c’est les tranches épaisses de porc, des vraies merveilles 🐷

Kushikatsu/Yoshinoya/Sukiya

Je n’ai pas parlé des brochettes, mais nous en avons bien sûr testé, notamment les kushikatsu du quartier Shinsekai. Ce n’était pas mauvais, mais personnellement je ne raffole pas des brochettes de viande, frites ou pas. Désolé, pas de photos!

Les restaurants les moins chers, où on va donc régulièrement car il n’y a pas photo au niveau qualité/prix, ce sont les chaînes Yoshinoya et Sukiya. Leur menu consiste grosso modo en une combinaison de riz et de tout ce que j’ai déjà dit plus haut.

Un peu moins de ¥700, soit 5,50€

Shabu-Shabu/Sukiyaki

Dans les restaurants cités plus haut, on peut trouver des sukiyaki, sortes de fondue, servies justement sur un réchaud. Ça m’amène à ma deuxième claque culinaire, lorsque nous avons fait un shabu-shabu à Kyoto, mais moitié sukiyaki (la différence étant dans le bouillon, plutôt clair pour le shabu-shabu et préparation plus élaborée pour le sukiyaki).

J’adore les sushis

Nous avons attendu plus d’une semaine avant d’aller enfin manger des sushis, je ne sais pas pourquoi. Et puis alors qu’on cherchait un endroit où manger le soir, nous sommes tombés sur un restaurant à fameux tapis roulant, ce qu’on appelle un kaitenzushi. Peut-être qu’à ¥135 l’assiette ce n’était pas non plus de la top qualité, mais tout de même on s’est dits pendant un bon moment qu’on sentait à peine la différence avec certains sushis français. Au passage, j’en profite pour souligner l’excellence du riz ici, il est simplement toujours parfaitement cuit, rien à voir avec le nôtre… Peut-être que l’exportation lui fait du mal (comme la moutarde, j’ai une théorie là-dessus, mais bref).

via GIPHY

Et puis la troisième claque est arrivée: le sushi le plus basique, au saumon (dernière photo). Aucune comparaison avec notre saumon, c’est juste divin tellement c’est plus fin en bouche. Et toujours à 135¥ l’assiette de deux! Autant dire que la prochaine fois qu’on y va, ça ne me dérangerait quasiment pas de ne prendre que ça! Bon j’exagère, il y a des trucs un peu bizarres qui passent sur le tapis, ça donne aussi envie de faire des expériences.

Et enfin le seul, l’unique bœuf de Kobe

Nous sommes entrés vers 12:45 dans ce restaurant de Kobe habilement appelé Steakland, que Lily avait trouvé sur kanpai.fr. Au 6e étage, nous avons d’abord écrit notre nom sur une petite liste à l’entrée (car il y avait une queue et une dame venait appeler les gens de la liste au fur et à mesure) en pensant attendre plus longtemps, mais finalement c’était notre tour au bout de 5 minutes.

Le pays du steak

Nous nous retrouvons avec 4 autres personnes sur un îlot disposé en « U » autour de la table de cuisson, un couple d’un côté, et 2 jeunes Japonaises de l’autre (c’est une table de 7, je me retrouve donc sans personne à ma droite, et ça c’était bien agréable car sinon on aurait un peu été quichés). Le menu le plus accessible comprenant du bœuf de Kobe est à ¥3180: il s’agit d’un steak de 150g accompagné de soupe miso, riz, légumes sautés (soja et chou chinois) et de salade.

Les hostilités

On nous sert d’abord la salade, qui rappelle furieusement celle de McDonald’s, et un petit ramequin de légumes que je n’arrive pas à identifier. Bon, on est là pour la viande. Le chef arrive ensuite avec une assiette de légumes et un morceau de bœuf, la montre au couple à notre gauche et ils arrivent vraisemblablement à s’entendre sur une cuisson. Après avoir nettoyé la plaque, il se met à cuire des sortes de petites chips non identifiées (en bas à droite sur la photo), dans une énorme noisette de beurre et un filet d’huile bien conséquent. Puis vient la viande, qu’il découpe la pièce en petits morceaux attrapables avec des baguettes et les sert dans leurs deux assiettes.

Sa bataille

Vient alors le moment où le couple se demande si ils ont le droit de commencer à manger la viande, ou alors si il faut qu’ils attendent que le chef finisse de faire sauter les légumes, ou que nous ayions nos plats. Je vous raconte ça parce qu’il m’a semblé qu’à plusieurs moments on s’est tous regardés l’air de dire « bon on mange ou pas » ? Moi tellement pressé de goûter, je n’ai rien attendu dès qu’il a fini de déposer mes morceaux de barbaque, en plus j’étais en train de dire quelque chose à Lily quand j’ai mangé la première bouchée.

Sa victoire

Et là, ça m’a eu par surprise, j’avoue. Quatrième claque. Je ne sais même pas quel grade avait la viande que nous avons mangée et ce n’est qu’un petit regret, mais c’était un tel régal! Meilleur qu’un bon magret de canard, si on devait comparer! Une texture tellement équilibrée, entre fondant et tendre, une cuisson (saignante) que Lily a tellement bien fait de choisir (j’en connais certains qui de toute façon m’auraient trucidés si j’avais choisi une autre cuisson), un accompagnement relevant tellement bien la viande… Ça, c’est ce que j’appelle respecter le bœuf! En me remémorant ce goût, j’ai d’un coup l’envie de boire un bon vin rouge. C’est quelque chose qui a bien manqué au repas, maintenant que j’y pense.

Son œuvre

Que dire sur le reste du repas ? Le riz, arrivé peu après avec la soupe miso, était comme tout le temps très bon, et la petite sauce que le chef nous a bien indiquée d’utiliser pour la viande et l’ail, était parfaite. Les chips jaunes non identifiés étaient en fait de l’ail. Sous cette forme, c’était rigolo et suffisant pour accompagner le steak, mais pas non plus à tomber par terre. Au final je pense qu’il y a largement de quoi améliorer tout ce qu’il y a autour du bœuf, mais pour un repas à 25€ on ne va pas se plaindre. Pour terminer, le menu incluait un café ou un jus d’orange, et au final aucun des deux n’était particulièrement bon, ni adéquat, pour le jus d’orange. C’est dommage de conclure le repas comme ça, Steakland, mais encore une fois, nous sommes allés là pour profiter du boeuf de Kobe pas cher. Le soir, le tarif double…

Dans l’ensemble, je dirais que cette expérience fait clairement partie des points forts de notre séjour. Si vous venez au Japon, c’est un incontournable: si vous en avez marre des temples et sanctuaires, qui sont pour la plupart payants, gardez vos sous pour vous payer du bon wagyu!

🤭 Attention, cet article n’était pas à lire si vous aviez faim 🤭

2 Comments to “Nous sommes à Kobe et nous venons tout juste de goûter au fameux bœuf”

  1. Mikael

    Oh yeah 😀 j’ai mangé mon premier morceau de wagyu australien MBS 7 il y a 2 jours… tout ce que je peux dire à c’est que c’est une vraie expérience. un régal 🙂 et oui c’est un crime contre l’humanité de manger une viande pareille autre que saignant :p bonne suite de séjours et régalez-vous bien!

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    1. Tony Author

      Ah, un connaisseur! On te la fait pas à toi hein ^^ « Le prince de la fourchette » 🙂
      Je m’éloigne un peu du sujet, mais j’ai goûté de l’ankimo, JH avait prétendu que ça égalait le foie gras… Faut quand même pas exagérer! Je l’ai mangé en sushi, y en avait beaucoup trop d’un coup. C’était bon, mais assez écœurant. C’est vrai que ça rappelle fortement le foie gras, cela dit (vu que c’est du foie aussi, mais de poisson).

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